Catalogue : • Littérature Générale • Récits de Voyage • Histoire • Photographie • Architecture et Patrimoine • Arts Décoratifs • Beaux-Arts
 
8 €
176 pages
ISBN : 978-2-35039-057-4

Les Naufragés de l'Aventure - Guillaume Lesquin

Les Naufragés de l\'Aventure - Guillaume Lesquin
Les Naufragés de l\'Aventure - Guillaume Lesquin Double page 1 Les Naufragés de l\'Aventure - Guillaume Lesquin Double page 2 Les Naufragés de l\'Aventure - Guillaume Lesquin Double page 3

COLLECTION PHILEAS FOGG

Petite collection de récits de voyages, anciens ou contemporains, ayant pour vocation de constituer un joli cabinet de curiosités littéraires françaises et étrangères.

 

« Un capitaine de 22 ans » ainsi pourrait s’intituler ce récit d’aventure, fertile en rebondissements comme un roman de Jules Verne. Lorsque le 28 mai 1825, il prend le commandement de la goélette L’Aventure, Guillaume Lesquin n’a en effet que 22 ans. Deux mois plus tard, il fait naufrage en plein hiver austral aux îles Crozet, aux confins des océans indien et antarctique. À terre comme en mer, il dirige ses hommes, explore l’île à la recherche de nourriture, imagine des moyens d’alerter les secours, mais doit faire face à des bagarres qui conduisent les naufragés à se scinder en deux groupes. Les rescapés seront finalement secourus au bout de dix-sept mois par un baleinier anglais. De retour en France, Guillaume Lesquin écrit cette incroyable aventure avant de repartir sur les mers. Il mourra assassiné à Valparaiso en 1830.


EXTRAIT

L’Aventure était un tout petit navire (de 55 tonneaux) dont l’équipage, fort de seize hommes, avait été formé, ainsi qu’il arrive dans les colonies, d’un mélange d’Anglais, de Français, d’Espagnols, de Hollandais et de Portugais. Comme le navire était encombré de futailles et que la traversée ne devait être d’un mois au plus, on avait ménagé peu de place pour les pièces d’eau ; on en avait fait provision seulement pour quarante jours. Mais l’Aventure essuya des vents contraires ; la neige, le brouillard, les tempêtes, retardèrent sa marche. Dès le 20 juin, il fallait réduire la ration d’eau à une bouteille par homme ; le 25, on ne distribua plus qu’une demi-bouteille. Le temps ne devenait pas plus favorable. Le 8 juillet, la goëlette mouilla en vue des îles, mais sans qu’il fût possible d’y aborder. « Nous restâmes à bord, dit M. Lesquin, spectateurs de la sombre scène que nous avions sous les yeux. L’île était couverte de neige, le ciel noir et menaçant ; les vents soufflaient avec fureur. Des oiseaux marins, surpris de voir un navire aussi près du rivage, nous entouraient de leurs cris.»

X