Ce coffret réunit les deux monographies consacrées à deux grands noms du photo-journalisme français : Pierre Boulat, et Alexandra, sa fille.
L'oeil à l'unisson du monde et le coeur pour viatique. L'oeil, c'est la captation de toutes ces choses qui nous font douter et espérer. Surtout espérer. Le coeur, l'amour de l'autre, l'amour de ce métier parfois si ingrat qui consiste à montrer sans jamais dévoiler. Pierre et Alexandra Boulat, le père et la fille, ont vu la vie comme nous ne saurons jamais la regarder et nous l'ont donnée en partage. Pierre, photojournaliste de corps et d'âme, reporter de "Life", iconographe de Saint-Laurent dont sa fille allait, elle aussi capter la magie. Alexandra, à la sensibilité et à l'oeil exacerbés, observatrice de tous les conflits, les affrontements bien sûr, mais aussi le quotidien quand les armes se taisent pour laisser la place au vide. Alexandra, le regard aimant porté aussi sur les femmes, témoins de ces instants où le courage et le sourire valent une fête. Pierre est mort en 1998. Alexandra a disparu mois de 10 ans plus tard, à l'âge de 45 ans (...) Leurs archives nous livrent deux sublimes albums.
• POLKA MAGAZINE • Hiver 2010/11
La filiation par l'objectif. D'un côté, le père, Pierre Boulat (1924-1998), grand photographe de la fin du XXe siècle, qui s'intéressa à la fois aux hommes célèbres de son temps et aux laissés pour compte de la planète, des élégantes de la 5e avenue aux bidonvilles de Nanterre. Dans son oeil, la tendresse, la malice et l'engagement mêlés. De l'autre la fille, Alexandra Boulat, disparue brutalement en 2007, reporter aux semelles de vent qui suivit de près la guerre en ex-Yougoslavie, la chute des talibans, les conflits en Irak... Chez elle, plus de gravité, une sensibilité extrême, une empathie profonde, latragédie humaine à chaque coin de rue. Tout semble de prime abord opposer ces témoins de la vie et de l'histoire, à commencer par la chronologie : Pierre photographia l'après-guerre en noir et blanc, dans son contexte de reconstruction morale ; Alexandra, les opprimés et les peuples déracinés, les guerres. Mais ce qui frappe chez l'un comme chez l'autre, et qui les rassemble, c'est leur incroyable capacité à saisir les expressions du visage, d'une richesse et d'une intensité exceptionnelles, de la légèreté au désespoir. C'est le "coeur dans les yeux" selon la belle formule de Philippe Soupault, qu'ils surent capter la vie, chacun de son côté mais avec cette connivence qui unit indéfectiblement les pères et leurs filles.
• LE FIGARO MAGAZINE • 18 septembre 10
Deux monographies réunies dans un même coffret célèbrent les carrières et les oeuvres de deux grands noms du photojournalisme. Pierre Boulat, signature remarquée de Life et de Paris Match laisse un portrait sensible de la seconde moitié du XXe siècle, les jours sombres de la guerre d'Algérie comme les éclats de la haute couture finissante. Alexandra Boulat, membre fondateur de l'agence VII, prématurément décédée en 2007, avait pris le relais de son père pour chroniquer en couleurs les conflits qui endeuillent le monde, de l'ex-Yougoslavie à l'Afghanistan. Des images terribles et d'une beauté à couper le souffle.
• IMAGES MAGAZINE • Déc/Janv 11